La Mort au Trousses – Alfred Hitchcock

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Le publicitaire Roger Thornhill est enlevé par les hommes de main d’un certain Phillip Vandamm. Ses ravisseurs sont persuadés que Thornhill est un espion nommé Georges Kaplan.

Sorti indemne d’une première tentative de meurtre, Thornill se met en quête du véritable Georges Kaplan pour faire la lumière sur cette histoire. Mais bientôt accusé du meurtre d’un innocent, la police et des tueurs à la solde de Vandamm se lancent à ses trousses… A travers le nord-ouest des États Unis, aidée par une mystérieuse jeune femme, Eve Kandall. Thornhill va tant bien que mal se sortir de se pétrin. Une relation s’installe entre le protagoniste et Miss Kendall qui se révèle être une agent double, infiltré auprès de Vandamn. Finalement il contribue à l’arrestation de Vandamn et est réhabilité.

Critique

Dans la la ligné des grand Thrillers Hitckcockien l’intrigue est quasi-parfaite (de nombreux retournement de situation placent constamment le spectateur dans l’incertitude), l’action est bien rythmée (la scène iconique de l’avion démontre l’habilité d’Hitchcock à faire monter la tension). Le réalisateur dresse ici plusieurs de ces thématiques favorites comme l’innocent persécuté ou la rencontre entre une femme et un homme, qui fait basculé l’intrigue. J’ai trouvé le scénario assez facilement construit, l’erreur qui conduit le protagoniste dans ces péripéties est un réellement tirer par les cheveux.

Hitchcock monte une fois de plus le récit autour de ce qu’il appelle le MacGuffin, un élément qui n’a pas de réel intérêt pour le protagoniste mais qui motive les méchants (les micro-films), le réalisateur ne met donc en valeur que les éléments essentiels au développement du récit. Je trouve ce procédé magnifiquement utile car il permet au spectateur de s’immerger dans la fiction et d’être en empathie avec les personnages sans pour autant en avoir compris tout les rouages.

Visuellement le film donne une image codifié du scénario, il dépeint les scène de fuites par de large plan ou le héro semble être écrasé par le cadre ou encore les scène de séparation, à l’exemple de celle ou Miss Kendall tire à blanc sur Thornhill, coupé en deux par un pilier du bâtiment, leurs adieux dans la forêt sont aussi marqués par les ligne verticales formées par les arbres. Le décors les séparent.  La course poursuite finale sur les hauteurs du Mont Rushmore filmée en studio (matte painting je suppose) ou encore la maison de VanDamn à l’architecture improbable (voir physiquement impossible) ouvre un climax aux images et icônes démesurées ne laissant pas le spectateur indiffèrent (même si ces effets ont bien vieillis, je doit admettre que l’effet est particulièrement bien réussi).  Après une résolution bien trop plate à mon gout (Vandamn arrêté et Thornhill réhabilité), Hitchcock nous quitte sur un dernier clin d’oeil, une ellipse visuelle de ce même train emprunté à l’aller qui symbolise l’acte sexuel (Eve Marie Saint donnant sa dernière réplique : “Venez ici Mr Thornhill..“), un véritable pied de nez aux standards de la censure hollywoodienne de l’époque.

Au final La Mort aux Trousses est un thriller, mi-film d’espionnage, mi-romance, oscillant entre tension et humour, qui vous laissera un thème musical inoubliable en tête et ne vous laissera pas indifférent. Une joie d’en avoir profité sur toile.

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